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Vendredi 14 novembre 2008
Il y a 10 jours (5/11/08) le décret d’application de la loi du 25 février a été promulgé. Rappelons que la loi Dati du 25 février porte sur la mise en place d’un système pénitentiaire de rétention de sûreté.

Certaines voix comme Robert Badinter, a qui l’ont doit l’abolition de la peine de mort, se sont élevés contre cette loi Dati instauré en force par Sarkosy.
De nombreux professionnels de la psychatrie et de la justice aussi : Héléne Franco (secrétaire générale du Syndicat de la magistrature) se bat depuis plusieurs mois pour l’abrogations de la loi et il y a trois jours une pétition des professionnels de la psychiatrie s’opposant à "la perpétuité sur ordonnance !" a été signée par les plus grandes association et de syndicats de psychiatrie (psychiatres privés, Comité européen droit, éthique et psychiatrie, Union syndicale de la psychiatrie, Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire, syndicat des soignants intervenant en prison, association des professionnels de santé exerçant en prison, psychiatres d'exercice privé) et des personnalités comme Didier Sicard (Président d'honneur du Comité Consultatif National d'Ethique) ou Denis Duclos, sociologue et directeur de recherches au CNRS.

Malgré l'opposition des professionnels et de la plupart des partis politiques, Sarkosy souhaite aller encore plus vite et a annoncé la fermeture de l’hôpital pénitentiaire de Fresne. Cet hôpital accueillait jusqu'à présent des détenus nécessitant une prise en charge lourde (ou seront réalisé ses soins à l’avenir ? mystère) et va bientôt incarcérer des « condamnés » qui une fois fini leur peine resterons derrière les barreaux pour des crimes qu’ils n’ont pas commis, mais qu’ils sont susceptible de commettre un jour.

La loi sur la rétention de sûreté s’ajoute au décret sur le fichier Edvige et au rapport de l'Inserm sur le repérage des délinquants de trois ans... et montre clairement le projet de société qui est en train d'être mis en œuvre par Nicolas Sarkozy. Une société du « contrôle social » et de l’émotionnel où la police/justice punit des criminels potentiels pour des "pré-crimes" qu'ils n'ont pas encore commis.

Qu’est ce que la rétention de sûreté ? C’est l’enfermement, par périodes d’un an renouvelables indéfiniment, de personnes condamnées à quinze ans ou plus de réclusion criminelle. En clair après avoir purgé une peine de quinze an, le détenu qui a purgé sa peine passe devant une commission qui « juge » de sa dangerosité. S’il est déclaré non dangereux il est relâché ; dans le cas contraire il reste incarcéré alors qu’il a déjà purgé sa peine et donc « payé sa dette envers la société ». Il ne s’agit donc pas d’une condamnation judiciaire (puisqu’il n’y a pas de peine prononcée, ni de crime) mais un enfermement social pour mettre l’individu a l’écart de la société. Le fait que l’enfermement puisse être prolongé indéfiniment et que l’enfermé n’est pas de date de sortie rend caduque tout espoir de réinsertion et ne fait qu’aggraver la violence des personnes.

L’Allemagne qui ré-applique l’enfermement de sûreté depuis 2002 (la loi date des années 30 et du gouvernement d’Adolf Hitler) est d’ailleurs cruellement confronté à ce problème : les personnes mises à « l’isolement » sont chaque année plus nombreuses (environ 400 aujourd’hui) et le taux de sortie du système est nul : chaque année de nouveaux détenus s’ajoutent a des détenus qui voient systématiquement leur sortie rejetée.



Cette loi rompt avec toute la démarche judiciaire et pénitentiaire qui est basée sur la capacité des individus de changer (qui a induit une graduation de la peine, la mise en place d’un système de réinsertion professionnelle en prison, la création du Juge d’application des peines qui décide de la semi-liberté ou de la remise de peine…).
Il faut en conclure que pour le gouvernement Sarkosy il y a des criminels irrécupérables (« qui a tué tuera »), qu’il convient d’éliminer pour toujours de la société des hommes libres. D’après Rachida Dati « Les criminels, comme les prédateurs sexuels, ne présentent pas de pathologie psychiatrique et ils ne relèvent donc pas de la prise en charge psychiatrique. Il n’existe aujourd’hui aucun dispositif pour les maîtriser. Et il est déplorable d’attendre un nouveau passage à l’acte pour les enfermer et canaliser cette dangerosité. ».

Cette position me paraît particulièrement infamante et moyenâgeuse alors qu’en rompant avec la peine de mort, la société française avait été vers une justice plus juste et plus équitable (souvent contre l'avis du "peuple" qui était par exemple favorable à la peine de mort lorsque Badinter l'a fait abolir); ce retour en arrière (ou vers le futur si l’on pense à Minority Report de Philip K. Dick) est plus qu’inquiétant car il s’insère totalement dans le système sécuritaire de Nicolas Sarkosy qui vise a ficher (indéfiniment des personnes pour des actes potentiels comme dans Edvige), a exclure de la société (sans condamner pour un crime ou à une peine).

A quand la prochaine étape liberticide (la sécurité de certains justifiant que l’on supprime la liberté des autres) ? La prochaine étape sera t'elle l’enfermement dés 3 ans des enfants présentant un potentiel de criminel ? à moins que ce soit la peine de mort pour certains crimes (viol, pédophilie…) ?
Par Thomas Depaepe - Publié dans : Reflexions - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 29 septembre 2008
Aprés une grosse semaine en travail de nuit pour cause de service, plus un samedi entier consacré à la tenue de l'un des 2 bureau de vote MoDem 77, je voulais faire le point sur deux dossiers : le dernier conseil municipal de Champs et l'élection départementale MoDem.

1. Je tiens tout d'abord à dire que je suis désolé de n'avoir rien pu poster plus tot sur le conseil municipal du 22 Septembre, mais mon actualité professionnelle m'ont pris beaucoup de temps la semaine derniére.
Concernant le conseil municipal, je souhaite revenir mon vote concernant le point 10 : la décision modificative du budget 2008 qui visé à constatée et à équilibré la baisse de la dotation de solidarité "donnée" par la région IDF : -5,55% par raport à 2007 (soit environ 65.000€ de moins dans les rentrées de la commune).

Pour ma part j'ai voté "Non" à cette décision modificative, pourquoi?
- parce que je regrette que cette moins rentrée qui était trés prévisible n'est pas été porté initialement au budget primitif que nous avons déjà voté.
- mais c'est surtout parce que je pense, comme l'a aussi exprimé Christian Dermy (PS), que cette baisse inquiétante des recettes venant de la région IDF est succeptible, si elle doit se poursuivre dans les prochaines années, de menacer la poursuite d'actions déjà engagé. 

En clair, voter "Non" c'est pour moi manifester publiquement mon désacord avec la décision de baisser la dotation de solidarité IDF; c'est aussi refuser ce désengagement progressif de l'Etat vis à vis de l'échellon inférieur.

Heuresement si l'on peut dire, au budget de cette année seront portées dans une seconde décision modificative des rentrées "événementielles" qui permettrons de renforcer l'autofinancement (et donc la marge de manoeuvre de la commune) et de financer les actions que nos voisins, nos concitoyens souhaitent.

2. Samedi s'est tenue l'élection départementale MoDem 77. 
Etant candidat à la vice-présidence du 77, cette élection avait une goût particulier. C'est donc avec plaisir, sous réserve de validation par le Comité de Conciliation et de Contrôle, que j'ai assisté au dépouillement et vu que nos listes ont obtenu 58 sièges pour la Conférence Nationale, 83 sièges pour le Conseil Départemental et 5 sièges de la Présidence Départementale.

Je remercis donc les électeurs de la confiance qu'ils nous ont témoignés : MERCI!
Je remercis tous ceux qui se sont déplacés, tous ceux qui nous ont soutenus et qui se sont investis à nos cotés : MERCI!
Et surtout je dis que c'est ensemble que nous devons construire notre mouvement, dés lors tous les adhérents (quelque soit la liste sur laquelle ils étaient) sont les bienvenus et seront associés à ce travail en commun pour notre président, pour notre mouvement, pour notre département.
Par Thomas Depaepe - Publié dans : modem Champs sur Marne - Communauté : Mouvement Democrate
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Mardi 16 septembre 2008

Dans 12 jours, le 27 Septembre, se tiendront dans toute la France les élections départementales du MoDem. Evidemment notre Seine-et-Marne n’échappe pas à la règle. Le 27 septembre il y aura donc 3 votes :

1. La présidence du bureau départemental (5 personnes élues au scrutin de liste).
2. Le conseil départemental (83 personnes élues au scrutin de liste).
3. La conférence nationale (une cinquantaine de personnes élues au scrutin de liste).


A partir du vote 1 et 2 sera élu le bureau départemental, sorte de gouvernement MoDem du 77, composé des 5 vice-présidents+9 délégués de circonscriptions (élus parmi les élus du conseil départemental lors d’un vote des adhérents par circonscription)+les conseillers nationaux du MoDem (2 personnes : Sylvie Angéli et Philippe Stévance).
L’élection du bureau départemental peut paraître compliquée, mais l’idée retenue est la participation de tous a chaque niveau ; en plus cela permet d’éviter un parti en pyramide, puisque c’est les circonscriptions qui priment sur la liste de la présidence et leur poids est renforcé par rapport à l’ancienne UDF.

Concernant l’élection, on aurait pu penser au début que la direction provisoire qui existe depuis la création du MoDem allait se présenter unie devant les électeurs afin de remettre en jeu son mandat. Il n’en est rien ! en effet, deux camps ont émergés et sollicitent le vote des adhérents MoDem du 77 :
- d’un coté le duo Patrick Septiers-Aude Luquet : Construire le projet démocrate 77
- de l’autre le duo Jean Calvet-Charles Napoléon : Seine et Marne en mouvement.

Pour rappel, les 4 têtes de listes étaient vice-président du MoDem 77 ; leur bilan est donc solidaire. Nous devons donc nous positionner sur leurs visions et leurs propositions pour façonner par le vote, l’avenir départemental de notre mouvement.

Le fait d’avoir deux listes qui se présentent est une preuve de la richesse de notre mouvement, et de sa diversité. C’est aussi l’occasion d’un débat d’idée internes sur notre vision du mouvement seine-et-marnais. 




Pour ma part, je me suis inscrit activement aux cotés de Patrick Septiers et d’Aude Luquet afin de promouvoir un MoDem fidèle à la ligne de notre président François Bayrou : indépendant, social et actif.

- Indépendant car le MoDem doit n’être ni supplétif de la gauche ou de la droite ; il doit choisir l’efficacité locale et le travail en commun plutôt qu’une ligne démagogique ;
- Social car il s’agit de mettre l’économie au service de la société et non l’inverse ;
- Acteur car il doit être, en première ligne, aux cotés des acteurs sociaux et des citoyens afin de défendre ses valeurs et ses convictions ;

Ensemble nous devons construire un mouvement 77 qui soit fort, proche de chaque adhérent et en phase avec les spécificités de notre département.
Les élections sont l’occasion pour chacun de nous de s’exprimer, de défendre ses positions et de renouveler son adhésion à François Bayrou ; alors VOTONS le 27 Septembre.

Par Thomas Depaepe - Communauté : Militants du Modem
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