motion de censure suite... et fin.

Publié le par MoDem de Champs sur Marne

Je parlais la semaine derniére de la motion de censure et de la confusion dans son intitulé. En lisant la motion intégrale, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle était fourre tout (link) et difficile a soutenir dans son ensemble.

Face a cette motion que devait faire le MoDem? voter pour un texte qui allait dans tous les sens et qui s'opposait sur le principe à tout et donc à rien. Il aurait été souhaitable de faire une motion spécifiquement sur la question de l'OTAN. 

François Bayrou a refusé de voté la motion de censure, c'est une position sage car "cela aurait été apporter la même réponse à deux questions" à savoir l'envoi de renfort militaires en Afghanistan et la volonté de réintegrer la France dans l'OTAN. Or comme je l'avais déjà souligné les deux questions méritent deux réponses bien différentes; mais la motion de censure les traitait de maniére unifiée.

Sur ces deux paragraphes, François Bayrou a dit tout son soutien :

"Nous voulons aujourd'hui éclairer les Français sur la dangereuse rupture que sont en train d'opérer le Président de la République et son gouvernement avec le consensus national qui prévalait sur les principes d'indépendance militaire et stratégique de notre pays.
L'ouverture de négociations sur le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, la compréhension affichée envers la funeste intervention américaine en Irak, le discours prononcé par le Chef de l'État devant le Congrès américain, ont posé les jalons d'un alignement atlantiste global dont nous récusons la pertinence et l'opportunité pour notre pays."

Mais sur le reste, François Bayrou a d'ailleurs précisé sans ambiguité qu'il était d'accord avec un renforcement des troupes françaises en Afghanistan, et que même s'il était contre une politique "d'alignement" sur les Etats-Unis il ne pouvait cautionner le reste du texte (et notament les trois premiers paragraphes et les rapprochements entre l'Afghanistan et l'Irak).

"Si (la motion) ne portait que sur l'Otan, je la voterais", avait indiqué deux jours auparavant François Bayrou, en fustigeant la "dérive atlantiste" de l'exécutif. "Ce qui est en train de se passer dans ce domaine est une rupture historique qui risque d'entraîner une perte d'influence pour la France. Je m'en inquiète et cela mérite un grand débat national. J'espère que beaucoup de citoyens français vont s'en emparer, parce que je suis sûr que des citoyens français ne veulent pas revenir à cet alignement auquel ils ont longtemps refusé de se plier".

Publié dans modem

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