réflexions MoDem : L'Europe

Publié le par Thomas Depaepe

On a trop souvent entendu dire, derniérement, que le MoDem était un parti au programme flou, voire opportuniste ; que le MoDem sortait de nulle part. Pourtant son président François Bayrou martèle son programme depuis de très nombreuses années et ce programme ne se résume pas à l’ouverture et la recherche d’alliance.

En effet, le MoDem est l’hériter d’une riche tradition politique française qui va de l’UDF au Parti Radical de Mendès-France en passant par le PS de Michel Rocard ou de Dominique Strauss-Kahn.

Cette tradition centriste, en tant que militant, j’en suis fier ! je suis aussi fier des valeurs d’humanisme, de responsabilisation, d’action et d’ouverture prôné par mon parti.
Je suis aussi fier et particuliérement attaché au programme du MoDem; programme que je vais tenté de rappeler aux travers de diverses « thématiques ».

 

L’Europe est un engagement et une nécessité !

A l’UDF et maintenant au MoDem, l’Europe occupe une place a part car nous sommes convaincu que l’Europe permet d’écrire un avenir plus démocratique et plus social. L’Europe est l’un des garants de nos libertés, elle est une zone de fraternité et d’échange.
Le consensus pro-européen est total au niveau des adhérents et des cadres du MoDem.

Le Oui a l’Europe est prononcé sans ambigüité par François Bayrou et l’ensemble des militants depuis de très longues années. Ce faisant, le MoDem se place dans la droite ligne de l’histoire du centre français qui est de tradition euro-phile.

 


L’Europe oui, mais quelle Europe ?


Nous voulons une grande Europe politique (sous la forme d’une fédération d’Etat) garante de la démocratie, une Europe militaire pour assurer notre indépendance de l’OTAN et des Etats-Unis, une Europe sociale car l’Europe doit être symbole de liberté et de justice.

Le projet de justice social qui est déjà au cœur de l’Europe nous semble devoir être renforcé car « il est un projet de société en résistance aux valeurs dominantes dans le monde, à la dictature de l’argent roi, à l’obsession des rapports de force. L’Europe est la clé de la liberté de choix : elle permet d’écrire l’avenir. ». L’Europe est une condition sinéquanone à l’avenir d’une France démocratique, solidaire, prospère et indépendante.

Nous nous opposons clairement à l’hypocrisie qui consiste a faire de l’Europe le grand méchant loup qui entrave la liberté des Etats avec des lois contraignantes et imposées (alors même que les ministres des Etats membres sont membres de toutes les commissions et que nombre de commissaires sont français). Pour nous, l’Europe est une chance : « Sans Europe, sans union politique et sans démocratie, la marche du monde devient une fatalité sur laquelle les peuples de notre continent auront perdu le pouvoir de peser. Chaque fois qu’il s’agit de peser sur l’avenir du monde, on retrouve « le besoin d’Europe ».

Sur sa forme, et comme l'avait imaginé François Mitterrand, nous pensons que l’Europe doit être démocratique c’est à dire s’appuyer sur les états et ne pas se situer aux dessus de ces derniers. L’Europe est une fédération d’Etat qui mettent en commun leurs atouts afin de porter leur message plus loin, de pouvoir mieux faire face ensemble aux menaces.
 
A l'inverse du MoDem, le PS et l'UMP sont divisés sur le sujet. 
Au PS, les divisions européenes ressortent à chaque actualité européenne : pensons à l’épisode du referendum sur la constitution européenne ou lors de la présentation du « mini traité européen ». Je ne parle même pas des divisions entre le PS et le PCF sur l’Europe tant les deux partis sont à l’opposés l’un de l’autre puisque le PCF est ouvertement anti-européen.
De l’autre coté de l’échiquier politique, l’UMP brille aussi par ses divisions entre souverainistes et européens convaincus ; rappelons l’épisode de Maastricht lorsque Philippe Seguin avait pris la tête des opposants à l’Union Européenne.
Plus encore qu’au PS, il y a un fort courant anti-européen à l’UMP qui repose sur la « conviction » que l’Europe brise notre secteur primaire (agriculture, pèche…) et ne va pas dans le sens des intérêts français.

Au MoDem nous sommes fier d'être Européen, Euro-phile et nous croyons en une Europe fédérale forte!

Publié dans modem

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