Impôts : il faut passer à la pompe !

Publié le par Thomas Depaepe

Alors qu’il ne reste plus que quelques jours pour remplir sa déclaration d’impôts, je souhaite soulever une petite question sur l’équité du remboursement des frais de transports (et je ne parle pas ici du remboursement des titres de transports publics qui laisse largement a désirer dans bien des cas).



Pour ma part, je me déplace via les transports en commun, mais si je me mets à la place de tous les français qui habitent dans des zones mal desservies ou qui pour les besoins de leur travail (artisans, taxis ou commerçants itinérants par exemple) doivent utiliser quotidiennement leur auto, je me poserais franchement une question sur le barème kilométrique : de qui se moque t’on ?

Tout le monde le sait, l’essence augmente a un rythme vertigineux (les 100$ le baril sont déjà de l’histoire ancienne et les 135$ actuel seront peu être pulvérisé dans quelques semaines). L’augmentation de la production de l’OPEP freinera peut-être un peu l’envolée, mais la réalité reste qu’entre 2006 et aujourd’hui le prix à la pompe a cru en flèche.
Or d’après le barème de remboursement des frais kilométriques des impôts, les frais d’utilisation de la voiture n’auraient augmenté que de 1,31% pour une utilisation annuelle inférieure à 5.000 kilomètres, de 1,28% entre 5.000 et 20.000 km, et de 1,26% au dessus de 20.000 km. Le décalage d’avec la réalité est patent.
Sans compter que dans le remboursement des frais kilométriques, l’usure et l’entretien du véhicule sont compris : or la aussi la tendance n’est pas à la baisse.

Dés lors n’y aurait t’il pas des corrections à apporter a ce barème qui est en décalage avec la réalité au profit du fisc ? Je le pose la question avec d’autant plus de franchise que je ne ferais pas parti des « gagnants » de cette réforme.
Seule solution dans l’immédiat pour les contribuables concernés le recours aux frais réels.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article