La 5éme avenue.

Publié le par Thomas Depaepe

En surfant sur le net je suis tombé sur cette chanson pro-obama qui m'a rappelé mon voyage en juin à New York et plus particuliérement la parade porto-ricaine; cela m'a donné envie de partager deux experiences personnelles (donc totalement subjectives).



Chaque été en juin, se déroule la semaine porto-ricaine à New York avec la parade sur la 5éme avenue en point d'orgue.
La parade se déroule à quelque paté de maison que le "BBQ Block Party" qui est une manifestation dédié au Barbecue sudiste ou se retrouvent plutot les amoureux du sud et de sa cuisine grillée. Mais à l'issue de la parade, les portos-ricains vont se restaurer au barbecue sudiste ou passe en boucle de la country et de la greengrass avec le plus grand naturel du monde.
Face à mes questions sur la situation quelque peu ubuesque des latinos en marcel blanc au milieu des cowboys pur jus, on me repondait qu'il n'y avait que des américains mais que chacun avait le devoir d'etre fier de ses origines et avait même le devoir de les afficher : aller à la parade c'est être fier de ses origines, aller manger de la cuisine du sud pour un latino c'est montrer qu'il est fier d'etre américain.
La communauté est alors vécue comme une appartenance élective (comme le fait d'être membre d'un club de football ou d'aimer le vin rouge) alors que la citoyeneté américaine est une appartenance identitaire.

Ensuite lorsque vous assistez à cette version hispanique de la caravane du tour de France , vous pouvez voir des chars multicolores, des publicités pour les entreprises partenaires de la communauté portoricaine, les oeuvres sociales menées pour la communauté... et aussi pléthore d'hommes politiques qui viennent afficher leur amour de porto-rico.
En tant que francais, cela parait toujours surprenant de voir les gouverneurs, les sénateurs, et les équipes pro-démocrates et pro-républicains s'afficher à l'arriére d'une décapotable à coté d'une miss locale avec le drapeau de porto-rico sur le stetson, un pins "proud to be latino" à la boutoniére ; et cela même si l'élu a l'air d'être un parfait italo-americain ce qui d'ailleurs n'est pas forcément imcompatible quand l'on pense que la légende veut que Bill Clinton soit le premier président américain noir.
La communauté ethnique joue donc un rôle dans les urnes afin que l'élu soit quelqu'un qui défende la communauté au sein d'un systéme américain qui s'adresse a tous... "fier d'être américain et fier de ses origines" comme le disent des latinos à un BBQ sudiste.

L'amérique est donc bien la terre des contradictions : detestable et maginifique, communautaire et solidaire.

Publié dans Reflexions

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