Vendredi 25 avril 2008

On a trop souvent entendu dire, derniérement, que le MoDem était un parti au programme flou, voire opportuniste ; que le MoDem sortait de nulle part. Pourtant son président François Bayrou martèle son programme depuis de très nombreuses années et ce programme ne se résume pas à l’ouverture et la recherche d’alliance.

En effet, le MoDem est l’hériter d’une riche tradition politique française qui va de l’UDF au Parti Radical de Mendès-France en passant par le PS de Michel Rocard ou de Dominique Strauss-Kahn.

Cette tradition centriste, en tant que militant, j’en suis fier ! je suis aussi fier des valeurs d’humanisme, de responsabilisation, d’action et d’ouverture prôné par mon parti.
Je suis aussi fier et particuliérement attaché au programme du MoDem; programme que je vais tenté de rappeler aux travers de diverses « thématiques ».

 

L’Europe est un engagement et une nécessité !

A l’UDF et maintenant au MoDem, l’Europe occupe une place a part car nous sommes convaincu que l’Europe permet d’écrire un avenir plus démocratique et plus social. L’Europe est l’un des garants de nos libertés, elle est une zone de fraternité et d’échange.
Le consensus pro-européen est total au niveau des adhérents et des cadres du MoDem.

Le Oui a l’Europe est prononcé sans ambigüité par François Bayrou et l’ensemble des militants depuis de très longues années. Ce faisant, le MoDem se place dans la droite ligne de l’histoire du centre français qui est de tradition euro-phile.

 


L’Europe oui, mais quelle Europe ?


Nous voulons une grande Europe politique (sous la forme d’une fédération d’Etat) garante de la démocratie, une Europe militaire pour assurer notre indépendance de l’OTAN et des Etats-Unis, une Europe sociale car l’Europe doit être symbole de liberté et de justice.

Le projet de justice social qui est déjà au cœur de l’Europe nous semble devoir être renforcé car « il est un projet de société en résistance aux valeurs dominantes dans le monde, à la dictature de l’argent roi, à l’obsession des rapports de force. L’Europe est la clé de la liberté de choix : elle permet d’écrire l’avenir. ». L’Europe est une condition sinéquanone à l’avenir d’une France démocratique, solidaire, prospère et indépendante.

Nous nous opposons clairement à l’hypocrisie qui consiste a faire de l’Europe le grand méchant loup qui entrave la liberté des Etats avec des lois contraignantes et imposées (alors même que les ministres des Etats membres sont membres de toutes les commissions et que nombre de commissaires sont français). Pour nous, l’Europe est une chance : « Sans Europe, sans union politique et sans démocratie, la marche du monde devient une fatalité sur laquelle les peuples de notre continent auront perdu le pouvoir de peser. Chaque fois qu’il s’agit de peser sur l’avenir du monde, on retrouve « le besoin d’Europe ».

Sur sa forme, et comme l'avait imaginé François Mitterrand, nous pensons que l’Europe doit être démocratique c’est à dire s’appuyer sur les états et ne pas se situer aux dessus de ces derniers. L’Europe est une fédération d’Etat qui mettent en commun leurs atouts afin de porter leur message plus loin, de pouvoir mieux faire face ensemble aux menaces.
 
A l'inverse du MoDem, le PS et l'UMP sont divisés sur le sujet. 
Au PS, les divisions européenes ressortent à chaque actualité européenne : pensons à l’épisode du referendum sur la constitution européenne ou lors de la présentation du « mini traité européen ». Je ne parle même pas des divisions entre le PS et le PCF sur l’Europe tant les deux partis sont à l’opposés l’un de l’autre puisque le PCF est ouvertement anti-européen.
De l’autre coté de l’échiquier politique, l’UMP brille aussi par ses divisions entre souverainistes et européens convaincus ; rappelons l’épisode de Maastricht lorsque Philippe Seguin avait pris la tête des opposants à l’Union Européenne.
Plus encore qu’au PS, il y a un fort courant anti-européen à l’UMP qui repose sur la « conviction » que l’Europe brise notre secteur primaire (agriculture, pèche…) et ne va pas dans le sens des intérêts français.

Au MoDem nous sommes fier d'être Européen, Euro-phile et nous croyons en une Europe fédérale forte!

par Thomas Depaepe publié dans : modem communauté : Mouvement Democrate
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Vendredi 18 avril 2008


Hier soir, les partisans d'un retour à l'UDF ont été mis en minorité lors de la réunion exceptionnelle convoquée par François Bayrou. Par 19 voix contre 6 "nous avons décidé que le Mouvement Démocrate allait continuer à se développer" et qu'il n'y aurait "pas de retour à l'UDF historique", a confirmé notre président François Bayrou.

Ce vote était d'autant plus important que les votants étaient les membres du bureau politique de l'UDF ; bureau constitué lors de la fondation du MoDem en Décembre 2007 pour veiller aux intérêts "juridiques, matériels et moraux" de l'UDF pendant une période transitoire de trois an. Il n'y a donc plus aucune ambiguïté sur le patrimoine financier et immobilié du MoDem : tant mieux! L'ensemble du bureau politique a donné une réponse trés claire a l'Elysée : un centre indépendant et uni vivra!

Les nostalgiques de l'UDF (les sénateurs Jean Arthuis, Michel Mercieret Philippe Nogrix, le député européen Thierry Cornillet) ont reconnu que la réunion a été l'occasion d'"une très large discussion, qu'on peut qualifier de franche. Il faudra que nous nous revoyons".

Concernant l'avenir, François Bayrou a confirmé qu'une motion sera présenté trés prochainement à l'ensemble des militants du MoDem afin de valider une "ligne de parti unitaire".
par Bureau du MoDem de Champs-sur-Marne publié dans : modem communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 16 avril 2008

Mercredi dernier, Nicolas Sarkozy avait réuni l'ensemble des partis de la "majorité présidentielle" (UMP, Nouveau Centre, Parti Radical) pour évoquer l'avenir de la "majorité présidentielle". Pour l'Elysée, l'avenir de la "majorité présidentielle" passe par la disparition du MoDem et la possible renaissance de l'UDF historique. Cela a été écrit noir sur blanc comme l'a révélé avant-hier Le Monde.
La "note stratégique" (link) expose l'organisation visant la mise à mort politique de François Bayrou et des militants qui l'ont rejoint. Si l'on savait déjà que François Bayrou n'était pas trés apprécié dans l'entourage du chef de l'etat, cette note en apprend encore un peu plus sur les méthodes utilisées par l'Elysée : la malveillance des uns, le recrutement de "traitres" et la menace sur les autres.

Les "cadres" qui ont quitté le MoDem aprés les présidentielles sont félicités pour leur choix (ministère ou opposition avec Bayrou) même si la note indique que Christian Blanc manque d'activité en contrepartie du cadeau présidentiel (à savoir le secrétariat au dévelopement économique).
Les sénateurs MoDem sont eux menacés de perdre leur poste sans soutien de l'UMP et le deal est simple : s'ils ne veulent pas rejoindre l'UMP ou le NC, qu'ils recréent un UDF proche de la majorité présidentielle et destabilisent ainsi le MoDem; en échange ils auront le soutien de l'UMP et l'assurance de conserver leur siège.



Face a cette "cuisine politique" peu ragoutante qui consiste a instaurer un bi-partisme de fait, notre président François Bayrou a justement réagi en soulignant que "l'intrigue, la déloyauté, le cynisme" des gouvernants n'est pas de mise à un moment où le pays "va dans le mur avec une dégradation parallèle de la situation économique, financière et sociale".
Toutes ces "manoeuvres politiciennes" (malheuresement prévisibles) confirment le sentiment qu'il est grand temps de faire de la politique autrement car la France et les français méritent mieux que cela; et parce que cela ne contribuera pas a résoudre les difficultés sociales (malheuresement bien réelles).
 
Le "comité de liaison de la majorité présidentielle" est une attaque directe contre le projet d'un centre indépendant, une "manœuvre (...qui) voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites".

Face a cette situation une "clarification" interne va être effectuée "avant l'été" . En clair, François Bayrou a décidé de soumettre au vote des "60.000 adhérents un texte d'orientation qui ne laissera aucune place à l'ambiguïté"; évidement si cette motion échouait, François Bayrou démissionnerai du MoDem.

Cette motion devrait être abordé dans ces grandes lignes lors de la réunion du samedi 26 avril a laquelle sont conviés l'ensemble des élus MoDem. Cette motion doit permettre de continuer a travailler sereinement et de positionner le MoDem là ou il est : indépendant, au centre et en mouvement!

        Thomas Depaepe.
par Thomas Depaepe publié dans : modem communauté : Mouvement Democrate
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