Ce week-end centré autour du 14 juillet m'a inspiré deux réflexions; la premiére, la plus prosaique des deux, a propos du feu d'artifice tiré sur Noisiel, la seconde, plus internationale, sur le
défilé militaire.
Commencant par le feu tiré à noisiel sur fond de musique classique. Si la foule des grandes nuits était présente comme a chaque fois dans le parc, le feu d'artifice était lui un peu palichon. Il
est sûr qu'aprés le grand spectacle de l'an dernier (qui précédait les municipales) on risquait de retomber dans le classique, mais tout de même le saut en arriére a été un peu décevant. D'autant
plus decevant que l'on voyait au loin des feux d'artifice plus longs, plus hauts, plus beaux!
Il ne reste plus qu'a esperer que celui de Champs "dedié" à Claude Francois nous ravira!
Pour mon reveil de lundi matin j'avais choisi la musique militaire (et le défilé sur France 2); le défilé en lui même fut la aussi des plus classiques mais en voyant la tribune
remplie de présidents arabes j'avais un peu l'impression d'assister au salon de l'armement, tout en me disant que ca ne valait quand même pas un défilé militaire arabe ou l'on exibe des faux
missiles nuéclaires, des sous-marins en pate a modeller et des fusées en papier maché.
Cela mis a part, j'ai était agréablement surpris en voyant que la France a honoré cette année les casques bleus. Ayant plusieurs amis qui ont été casques bleus et qui ont vécu ce
drame collectif et personnel que fût l'ex-yougoslavie, je ne peux m'empecher a chaque défilé, ou a chaque commémoration militaire, de repenser à leur engagement, à leur désillusion et à
ceux qui sont morts la bas. J'y pense d'autant plus qu'a leur retour personne ne les a félicité ou, ce qui est pire, écouté.
Leur engagement a été progressivement marginalisé, décrié et est en passe d'être oublié; oublié d'autant plus vite que la majeure partie des casques bleus étaient des appelés qui sont
repartis a la vie civile dés leur
retour.
Dés lors, et même si je ne suis pas dupe et souvent critique sur les régles d'engagements onusiennes qui coutent la vie de trop nombreux soldats tout en réduisant l'efficacité des interventions,
je suis fier que mon pays reconnaissance l'engagement de la France au sein de l'ONU en particulier dans des opérations comme la FINUL qui lutte depuis plus de vingt ans pour l'unité et la
souveraineté du liban.

Je suis par contre déçu que l'hommage rendu a la FINUL le soit en présence d'un président syrien qui s'il a su se racheter une conduite n'en reste pas moins mouillé dans les conflits qui ont
agités le Liban lors des derniéres décennies.
Si la polémique qui consiste a savoir si oui ou non le pére de Bachar El-Assad était le commanditaire de l'attentat du Drakkar qui a couté la vie à 83 casques bleus français me
paraît un peu stérile en l'absence de preuve historique, je m'associe par contre totalement à l'indignation de ceux qui ayant combattu au Liban trouvent déplacer de faire
défiler nos soldats devant un président syrien qui a certes évolué vers le camp de la paix, mais qui n'a toujours pas assumé officiellement les "débordements" (doux euphémisme) de son pays
au Liban.
Je concluerais donc en citant Bernard Kouchner qui a avoué que la présence d'El-Assad au défilé du 14 Juillet ne le "remplit pas d'aise".
par Thomas Depaepe
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Hmier, Jean Marc Ayrault a déposé au nom du PS une motion de censure à l'assemblée suite à la décision de François Fillon ne ne pas recourir au vote par l'assemblée pour l'envoi
de renforts français dans le cadre de la mission de lutte contre les talibans en Afghanistan.
Le vote n'étant pas obligatoire et n'ayant jamais été demandé dans le cadre d'un envoi de renfort, la démarche choisie par le gouvernement Fillon n'est pas en soit infamante. Je précise que la
seule fois ou un gouvernement français avait demandé un accord du parlement pour engager des troupes c'était dans le cas de la FORPRONU (ex-Yougoslavie), mais les renfort n'avaient jamais été
votés, ni leur passage sous mandat OTAN lors de la création de l'IFOR, puis de la SFOR.
Alors a quoi s'opposent les socialistes puisque l'envoi de renfort n'a jamais fait l'objet d'un vote (pas plus dans des gouvernements de gauches que de droite)? à l'envoi de troupes en
afghanistan pour lutter contre les talibans? je ne l'espére pas mais j'ai des doutes en entendant Laurent Fabius dire qu'un envoi de renfort en Afghanistant "est une décision
dangereuse et complaisante" ou Jean-Marc Ayrault se demandant "est-ce une bonne stratégie contre Al-Quaida et contre le terrorisme d'envoyer des troupes?".
Pourtant la guerre en Afghanistan est une guerre essentielle, une guerre contre l'obscurantisme, pour l'amélioration de la condition des femmes et des plus faibles, une guerre contre le
terrorisme. Les soldats français sur le terrain réalisent une mission qui porte ses fruits (la pacification de Kaboul est une réalité) même si les talibans demeurent fort dans le sud du
fait de leurs bases arriéres dans les zones tribales pakistanaises.
Il ne faut pas à mon sens tout confondre : l'Afghanistan n'est pas l'Irak! Autant l'on peut être contre l'intervention en Irak, et je lui d'autant plus facilement que je suis descendu dans la rue
a de nombreuses reprises contre l'intervention américaine, autant l'intervention en Afghanistan me semble justifiée et ne pas devoir laisser place aux doutes.
Ne pas renforcer nos effectifs c'est ne pas donner les moyens aux afghans d'en finir avec le terrorisme et l'obscurantisme, car comme vous le savez l'une des missions principales des
francais est la formation des forces armées afghanes et pas seulement la lutte contre al-quaida comme c'est le cas pour les forces canadiennes ou américaines.
Si l'opposition du parti socialiste ne porte pas sur l'envoi de troupes, sur quoi porte t'elle alors? sur la crainte de voir la France réintegrer officiellement l'OTAN? la
crainte est légitime mais pas encore d'actualité.
Il aurait mieux fallu attendre le discours de Sarkosy a Budapest au sommet de l'OTAN avant de s'indigner et de déposer une motion de censure. En effet, si Sarkosy prône un retour dans
l'OTAN, le parti socialiste va déposer une seconde motion de censure? la seconde dans la même semaine? a moins que Jean-Marc Ayrault espére que sa motion va se voir légitimée par le discours
de Nicolas Sarkosy?
En tout cas, si le rapprochement déjà entamée avec l'OTAN depuis plusieurs années (la France siége au comité militaire depuis 1995 et a des officiers en permanence au QG de l'OTAN depuis 2004)
devait aboutir à une réintégration totale, l'opposition, dans toutes ses composatntes, jouera totalement son rôle pour éviter un virage atlantiste qui priverait la France
"d'une voix libre, capable, comme on l'a vu en Irak, de résister à un certain nombre de pressions et de choix stratégiques qui ne sont pas les nôtres" comme l'a dit François Bayrou.
Autant, je suis d'accord avec l'envoi de renforts en Afghanistan autant une réintégration de l'OTAN me paraît contestable! et ce d'autant plus que la défense européene a démontré ses
compétences et sa gestion de crise au Kosovo. Les errements du passés, les faiblesses de la défense onusienne et européenes (comme ca a été le cas en Ex-Yougoslavie) ne sont pas forcément
derriére nous, mais cela ne doit pas légitimer un "ralliement" sans condition à une stratégie militaire américaine.
Il va falloir suivre de trés prés les "avancés que concédera (ou non)" le gouvernement français dans les prochains mois à nos amis américains afin d'y voir plus clair; sur cette question
essentielle, nous, les adhérents MoDem, serons extremement vigilant car l'avenir de la France, son indépendance et sa différence ont
toujours été au coeur de notre engagement politique!
par Thomas Depaepe
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