Reflexions

Mercredi 10 décembre 2008
Avant d'abordez le dernier conseil municipal qui sentait bon la trève de noël, je vous livre deux réflexions personnelles :

De l'art de passer du meilleur au pire

Il y a une dizaine de jour, je félicitais le sénateur Marini pour sa proposition de loi sur le crédit à la consommation... aujourd'hui il défend un amendement nettement moins bon visant a offrir aux boursicoteurs la possibilité de déduire les pertes enregistrés en Bourses des revenus imposables!

Monsieur Marini aurait t'il perdu sa chemise en Bourse cette année? et les banques ne veulent pas lui faire un crédit conso pour payer ses impots?


La 8éme passe à la moulinette :

En tombant sur cet écrit de notre député Chantal Brunel, je ne peux m’empêcher de penser que le redécoupage de la 8éme n’est plus simplement une possibilité, mais est déjà devenu une réalité.


L’argument démographique est totalement vrai, et il est normal que du fait de son poids démographique le 77 puisse être mieux représenté à l’assemblée.
Mais par contre, sur le découpage lui même on sombre dans la subjectivité la plus totale : sur quelles bases aura lieu le charcutage (économique, urbaines/rurales…) ? quels villes ou quelles rues marqueront la frontière ? On se rappelle du découpage immeuble par immeuble de Charles Pasqua qui a permis la création de bastions (comme le 5éme de Tiberi) en noyant certains quartiers défavorisés dans des zones rurales, ou en regroupant des zones favorables avant émiettées.

Ce redécoupage (légitime) est en tout cas très attendu par l’UMP et le PS locale qui y voient déjà un partage des points :
- La droite est bien contente de sauver sa députée (après une élection serrée l’an dernier) en lui donnant une circonscription sur l’est, ou le sud (suivant le sens de découpage) ;
- La gauche y voit l’occasion de prendre facilement une circonscription centrée sur le Val Maubué ;

Comme d’habitude ces découpages savamment orchestrés rappellent que la politique est l’affaire de deux partis qui se découpent un gâteau, en évitant sciemment la question de la proportionnelle et de la représentation des autres partis (quelque soit leur score).

Par Thomas Depaepe
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Vendredi 28 novembre 2008

En ces temps ou la crise s'installe durablement, un sénateur UMP a proposé il y a quelque jours une loi visant à responsabiliser les professionnels du prêt et les grands magasins qui avaient fait du crédit un élément de leur politique commercial. Avec cette loi Philippe Marini espère frapper fort, et son idée de "bien emprunter pour mieux rembourser" présente un certain nombre d'éléments intéressants.

 

Comme l'a souligné le sénateur de l'Oise « La crise financière née aux Etats-Unis nous a montré de manière évidente les ravages du surendettement pour des familles entières mais aussi pour la société dans son ensemble ». Pour cela, sa proposition de loi se base sur 3 points principaux :

 

1. Encadrer la publicité pour le crédit

Il s'agit de dénoncer et de limiter l'accès aux pratiques de certains établissements de crédit qui contribuent à créer du surendettement comme les crédits renouvelables (revolving).

En clair, la proposition de loi impose dans toute publicité une mention sur les risques de crédits mal maîtrisés (un peu comme sur les paquets de clopes); il sera aussi interdit d'afficher que le crédit renouvelable ou le rachat de crédit permettent d'aider a mieux gérer son budget.

En plus, la mention du coût total du crédit sera obligatoire sur tous les documents et plus simplement un affichage du montant mensuel de remboursement.

 

2. Responsabiliser les professionnels

Les établissements de crédit « doivent veiller à ne plus offrir inconsidérément des facilités de financement qui se retournent ensuite contre leurs bénéficiaires ».

En clair, les prêteurs devront faire un point précis sur la situation financière de leur interlocuteur avant de proposer une offre de crédit. Si cela n'est pas fait et qu'un dossier de surendettement est déposé, la commission de surendettement pourra se retourner contre le professionnel qui n'a pas suffisamment informé l'emprunteur et/ou lui a accordé un crédit disproportionné au vu de sa situation financière.  L'établissement en faute se verra privés des intérêts du crédit, et devra verser une indemnité pouvant atteindre le montant du capital dû par l’emprunteur…

 

3. Imposer un délai de réflexion

Dans les deux premiers points l'accent est mis sur le professionnel, alors qu'ici l'idée est de responsabiliser l'emprunteur et de faire de chaque crédit un acte qui prend du temps pour éviter « la confusion entre l’acte d’achat d’un produit et son financement ».

En clair, le démarchage (par téléphone ou dans les magasin) en matière de crédit renouvelable et de rachat de crédit sera interdit. 

Un crédit ne pourra plus à l’avenir être souscrit directement dans les locaux des grandes surfaces; il faudra signer le crédit dans un établissement bancaire aprés 8 jours de réflexion.  

 

Cette loi sociale est un premier pas dans la "lutte" contre les crédits revolving qui concernent aujourd'hui la grande majorité des cas exposés en commission de surendettement.

Cette loi est d'autant plus essentielle aujourd'hui, que la crise risque de pousser davantage de personnes dans les bras d'établissements de crédit pas toujours forcément bien intentionnés.

Reste maintenant a savoir si la proposition de loi aboutira.

Par Thomas Depaepe
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Jeudi 27 novembre 2008

Dans l'édito "mauvais esprit" du journal Le Point, il y a une mise en avant de la politique "gagnant-gagnant" de Ségoléne Royal qui me semble totalement pertinente, et trés proche de mon sentiment profond sur cette election interne que j'ai suivi comme chacun : d'un oeil distrait et par média interposé.

 

Je retranscris integralement, l'article du directeur-adjoint de la rédaction du Point, Michel Ricard car il dit en peu de mots la stratégie politique usitée par Madame Royal : la victimisation.

 

"Ségolène Royal a eu chaud, et peur. Très chaud et très peur. Elle a failli gagner : autant dire perdre. Voilà ce que c'est de trop bien ourdir des complots, au petit poil près. Le scénario était plutôt simple : l'emporter au vote des motions, puis devancer tout le monde au premier tour de désignation du premier secrétaire, enfin déjouer les reports arithmétiques, franchement défavorables, du deuxième tour, manière de montrer l'irrésistible dynamique de sa popularité, mais attention, pas trop, pas au point de gagner ! Il s'en est fallu de peu : 42 voix. C'était si peu qu'il a fallu gronder, protester, crier à la tricherie, menacer de procédures judiciaires, exiger que l'on revote : c'était bien le moins pour une candidate voulant convaincre ses électeurs et la terre entière de sa farouche volonté de gagner.

Mais Ségolène Royal connaît bien son parti. Elle se doutait bien qu'il s'en tiendrait au premier résultat, fût-il contesté. Son indignation n'était qu'un investissement visant à démontrer qu'elle était et restait victime du PS, ce parti de vieux et de tricheurs. Ramasser la mise, mais surtout pas la mouise que sera le poste ingrat et laborieux de premier secrétaire. Elle n'est pas faite pour ça : les structures l'ennuient, les conflits entre fédérations la fatiguent, les réunions l'assomment. Et puis la croit-on assez folle pour vouloir conduire un parti à qui l'on promet de se vautrer dans quelques mois aux européennes ?

Elle restera maître chez elle, dans sa petite entreprise, Désirs d'avenir, dont elle fera un PS bis à sa main. Elle jouera le contre-pouvoir à Martine Aubry autant qu'à Nicolas Sarkozy. Le magistère de la parole, c'est pas si mal : pouvoir discourir à son gré, et même, ça lui arrive, disjoncter comme une grande. Être présidentiable, en somme."

 

Le lien internet de l'article :

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Par Thomas Depaepe
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